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Oreille Coupée Julien Coquentin
mercredi 04 fév. 2026

OREILLE COUPEE - Julien Coquentin

Vernissage mercredi 04 février 2026 à 18h30

Avec ce conte photographique, Julien Coquentin mène une enquête sur le retour du loup en Aveyron. Depuis 2015, de nouveaux individus rôdent à nouveau dans les forêts, ravivant des légendes effrayantes et des controverses écologiques. Au fil des images, l’artiste nous emmène dans une recherche non pas du loup, mais du sentiment de sa présence. « Oreille coupée » est le surnom donné à une louve solitaire que l’on entr’aperçoit à peine mais qui cristallise la peur, le mystère et la fascination dédiés à son espèce. Tantôt éradiqué, tantôt adulé, le loup semble ici se cacher des regards pour rester dans le domaine plus protégé du fantasme. Celui-ci trouve son parallèle dans les forêts profondes omniprésentes, qui offrent parfois en clair-obscur la vision (subjective ?) d’une proie observée depuis un affût. Alternant les vues de paysages, les portraits d’agriculteurs, les maisons abandonnées et les scènes de sous-bois, la série parcourt la limite entre civilisation et monde sauvage symbolisée par l’orée du bois. L’artiste croise archives, témoignages, rapports médicaux, observations topographiques… et rassemble ainsi les traces du loup dans la culture et l’inconscient collectifs. Les points de vue se confrontent et posent la question de la cohabitation des espèces. La poésie mélancolique des œuvres rappelle que la nature est omniprésente dans le temps, à l’intérieur comme à l’extérieur de nous, et que nous nous construisons en lien avec elle.

 

BIOGRAPHIE Né en 1976 dans l’Aveyron, Julien Coquentin grandit au pied de l’Aubrac. Vers la fin des années 2000, il fait l’acquisition de son premier appareil photo et développe une pratique de photographe autodidacte, en parallèle de son métier d’infirmier. Il convie dans ses séries des thèmes aussi variés que l’enfance et la mémoire, la ville et la forêt. Le paysage est au cœur de sa pratique artistique, il fait figurer tantôt ses errances urbaines dans la série tôt un dimanche matin (2010-2012), les paysages familiers liés à son enfance dans Saisons noires (2016) ou encore l’immensité d’un territoire nouveau à la Réunion dans la série Tropiques (2019). Mêlant les procédés argentiques et numériques, il consacre sa photographie à des réalisations à mi-chemin entre le documentaire et une certaine forme d’intimité. Le travail du grain, du clair et de l’obscur confère une poésie mélancolique à ses images.

https://www.juliencoquentin.com

 

 

 

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